Signes de remontées capillaire

Un diagnostic précis

 

Connaître la cause de l’humidité dans les murs par une simple observation des dégâts à l’extérieur ne peut qu’aboutir à des interprétations erronées. Il faut analyser tous les signes qui se présentent pour pouvoir effectuer un diagnostic vrai et précis. Une prise en compte d’un certain nombre de paramètres s’avère ainsi nécessaire vu que l’humidité peut affecter les constructions de manière différente en fonction de leur âge ou de leurs matériaux. Il faut de ce fait adopter une approche à la fois globale et au cas par cas pour être sûr du résultat et connaître le traitement adapté. L’appel à un professionnel est requis pour ne pas laisser de marge à l’erreur. Mais déjà, avant de recourir aux services d’un pro en humidité, il faut savoir que les remontées capillaires sont des migrations de l’eau du sol dans les parois des murs. Il faut donc vérifier l'état des maçonneries et de tout ce qui peut être en contact direct avec les murs pour voir s'il n'y aurait pas éventuellement une fuite quelque part. Il faut aussi connaître le matériau qui compose la maçonnerie, notamment si le bâti est déjà vieux. En fonction de la porosité du matériau, l'on peut facilement reconnaître un cas de remontées capillaires. Dans tous les cas, faire appel à un pro est toujours conseillé.

 

Les signes qui ne trompent pas

 

Le premier signe qui doit mettre la puce à l’oreille pour la présence de remontées capillaires est l’humidité dans les murs. Cette dernière s’observe surtout dans la partie basse des murs, mais peut aussi s’élever en hauteur, jusqu’à 1,50 mètre. La présence d’humidité dans les murs ne se manifeste pas seulement par des traces humides sur ceux-ci, mais aussi par des traces ondulées ou frangées plus sombres. Ces premiers signes s’accompagnent d’une ambiance humide dans la maison qui constitue un climat favorable au développement de micro-organismes tels des champignons qui fragilisent les structures porteuses en bois et les moisissures. Les remontées capillaires sont aussi à l’origine de nombreuses dégradations sur le bâti comme le décollement du papier peint, l’écaillage de la peinture, la corrosion des métaux, le pourrissement des bois et le cloquage des enduits et plâtres. Dans la plupart des cas, l’on observe également une formation d’efflorescences blanchâtres sur les murs. Il s’agit de sels minéraux cristallisés au contact de l’air, plus précisément du nitrate de potassium, plus connu sous le nom de salpêtre.

 

Les endroits les plus à risque

 

Les remontées capillaires concernent essentiellement les constructions anciennes vu que les matériaux utilisés dans leur maçonnerie sont plus ou moins poreux. Elles sont donc plus exposées aux remontées capillaires que les bâtis modernes à cause de leurs pores qui contribuent à aspirer l’eau du sol. Les bâtis modernes sont plus épargnés par le phénomène, car la plupart d’entre eux sont munis d’une barrière étanche qui empêche l’humidité de migrer. Par ailleurs, les matériaux modernes, le béton en l’occurrence, sont beaucoup moins sensibles au phénomène. Après les constructions anciennes, il faut aussi se méfier des endroits proches d’une source d’eau souterraine tels une rivière, une nappe phréatique, une canalisation dégradée ou un fleuve. Ces zones sont plus exposées que les milieux plus secs. Enfin, les pièces de la maison qui sont en contact direct avec les fondations, autrement dit celles qui sont situées au rez-de-chaussée, doivent aussi susciter la vigilance. C’est notamment le cas des caves et des garages. 

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